Sur l'être de la vérité Travail de Recherche by AdrianaD

Sur l'être de la vérité
Travail de recherche sur la reprise de la conception grecque de l'être, dans la philosophie heideggerienne post "Sein und Zeit".
№ 26784 | 2,460 mots | 5 sources | 2011 | FR
Publié le nov. 01, 2011 in Philosophie
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Résumé:

Au cours de cet essai, nous nous proposons de présenter la problématique de l'être telle qu'on la retrouve exposée dans les manuscrits de la période de maturité de la pensée heideggérienne. Dans ce contexte on essaiera d'apprendre ce que l'être est devenu pour Heidegger après la période de « Sein und Zeit ». Quelle place occupe-t-il par rapport à la vérité et qu'est-ce qu'on appelle à partir de ce moment ‘vérité' ? Qu'est-ce qui se dérobe au-delà de la clarté de l'alétheia, sur quelles assises demeure-t-elle ? La vérité est-elle une notion strictement dépendante de la raison ? L'être-même ne peut-il être appréhendé autrement que par le biais de l'intellect ? Finalement, la vérité existentielle de l'homme ne remonte-t-elle pas aussi bien aux régions libérées de l'empire du logos ? Saurait-on connaître l'être de la vérité ? Et plus nettement, qu'est-ce que la vérité ?
Pour l'analyse de la constitution de la vérité, on s'est appliqué, de prime abord, à l'étude du concept de nécessité développé par Platon dans le dialogue Timée, afin de pouvoir effectuer une brèche dans l'irrationnel qui domine encore le monde grec à cette époque. C'est celui-ci qui nous conduira à retrouver la vérité de l'être non plus dans la clarté de l'alétheia, mais dans les régions obscures de la lethe. On essaiera donc dans un deuxième temps de démontrer que le fondement de toute vérité est un oubli originaire auquel l'homme est voué par la venue primaire de l'être vers lui et que c'est cet être-même qui témoignera de la primauté ontique de la vérité.

Extrait du document:

Ce réceptacle est transpercé par une puissance qu'on appelle nécessité, force permanente, connue a priori, comme opposée aux lois de la raison, quelque chose d'indéterminé, qu'on ne pourrait pas soumettre à la prédication, un Mouvement dispensé de tout principe d'ordination. Cette force est facteur de désordre, du chaos d'où ressort le monde organisé. Ce chaos n'est pas dans le réceptacle, dans l'emplacement (chora), il est le réceptacle. C'est quelque chose qui mêle l'infini, l'indéterminé et la mobilité éternelle. On rencontrera la nécessité dans 48a comme une planoméné aitia, une cause errante, irresponsable. A.E. Taylor la décrit comme étant quelque chose de différent des lois de la raison mais également comme ce qui manque d'ordre intérieur, étant tout simplement ce à partir de quoi la pensée humaine explique l'irrationnel, la perception intuitive d'un au-delà de l'étant. Il nous apparaît clairement que ce que le Démiurge instaure est une ouverture, un étant comme Da-sein, comme être déployé, la nécessité étant la force qui soutient cette ouverture, son fondement, son être par excellence (eἰlikrinšj Ôn), appartenant à une temporalité toujours objective, vide de temps. Ananké se découvre comme un être qui est toujours ce qu'il est (¢eˆ kat¦ taÙt¦ Ôn). Demeurant inchangeable, elle démarrera la dimension d'un temps non-métaphysique, compris comme objectivation de l'être.

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